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Généalogie familiale

11 novembre - Morts pour la France

 

              

                En ce jour de commémoration, je vous présente les « Morts pour la France » de mon arbre.

 

                Je commence par le frère de mon grand-père, il s’appelait Albert Léopold CHARPENTIER. Il est le fils d’Alphonse Hippolyte et de Caroline KLOTZ.[i] Il est né le 20 août 1888 à Bonnelles dans les Yvelines. Il a été tué au combat dès les premiers jours de la guerre. Il est tombé lors de la bataille de Virton en Belgique, le 22 août 1914, deux jours après son 26ème anniversaire. Il est inhumé au cimetière militaire de Virton. Il était maçon comme son père.

 

 

 

 

                Nous restons encore un peu à Bonnelles, il y a un autre nom de la famille sur le Monument aux Morts. Il s’agit d’un cousin à Albert Léopold, Lucien Georges RICHEROLLE. Sur sa fiche matricule et le Monument aux Morts son nom porte un « S » terminal, erreur d’orthographe lors de la création de sa fiche militaire. Il est le fils d’Antoinette Marie Euphrasie CHARPENTIER (sœur d’Alphonse Hippolyte) et de Pierre Georges RICHEROLLE. Il est né à Bonnelles le 21 octobre 1888. Il n’aura pas le temps de fêter son 26ème anniversaire, il est tué un mois avant, le 28 septembre 1914 lors de la bataille de Champien, dans la Somme.

 

 

Plaque commémorative à l'intérieur de l'église.

 

Monument aux Morts sculpté par la Duchesse d'Uzès, propriétaire du chateau de Bonnelles.

 

Détail du Monument aux Morts

 

                Nous quittons la région parisienne pour partir plus à l’Est, dans la Meuse, à Tronville en Barrois. Mais nous restons avec le famille de Caroline KLOTZ. En plus d’avoir perdu un fils et un neveu de son mari, elle perd aussi un cousin issu de germain, Georges VOLTZ, fils de sa cousine Marie Elisabeth KLOTZ. Il avait à peine 20 ans. Il est né le 23 avril 1898. Il sera enrôlé dans l’armée en avril 17, pour ses 19 ans. Il sera hospitalisé début de l’année 1918 pendant un mois et après une permission de 20 jours, il est retourné au front. Il sera tué le 26 juin 1918 à Mittlach en Alsace.

 

 

 

 

 

                 Nous quittons Caroline et nous partons pour le Centre, à Orléans. Nous retrouvons Marcel MAUGER. Marcel habite rue de la Charpenterie à Orléans au moment de son recensement militaire. Il est de la classe 1912. Il n’est pas originaire d’ici, mais du département voisin, le Loir et Cher. Il est né le 7 décembre 1892 à Ouzouer le Doyen. Ses parents, Joseph Ernest et Georgette Louise MARECHAL ont emménagé à Orléans avec toute leur famille peu de temps après la naissance de Marcel. Il avait 21 ans quand il a été porté disparu le 31 août 1914 à Fossé (Ardennes). Il a fallu attendre octobre 1920 pour qu’il soit officiellement déclaré décédé. Marcel était le neveu de mon arrière-grand-mère Céline MAUGER.[i]

 

 

 

                Nous reprenons la route, direction les Deux-Sèvres, pour le village de Breuil Chaussée. C’est ici que nous retrouvons Alexis et Eugène BUROT, ils sont frères. Ils sont tous les deux mariés et pères de garçons qui vont partir au front.

                Alexis, grand-père de mon grand-père est aussi le père de Léon Alexis. Léon Alexis est de 4 ans le cadet de mon arrière-grand-père, il est né le 9 mai 1890, ici à Breuil Chaussé. Il est le 4ème d’une fratrie de 12 enfants. cinq garçons partiront et un ne reviendra pas. Léon Alexis est tué le 25 septembre 1914 à Beaumont (Meurthe et Moselle). Il avait 24 ans.

 

 

                Eugène est le père de cinq enfants dont Constantin Joseph Daniel et Léon André Joseph.

                Constantin est le deuxième de la fratrie, il est né le 26 mars 1891. Il décèdera à l’Hôpital Temporaire n°1 de Chaumont (Haute Marne) le 27 janvier 1915 d’une bronchite aigue contractée aux armées. Il aurait dû fêter ses 24 ans deux mois plus tard.

 

 

                Léon André Joseph est l’avant dernier de la fratrie. Il est née le 18 avril 1898. Il a été tué le 18 septembre 1918 à Vauxaillon dans l’Aisne. Il venait d’avoir 20 ans.

 

 

 

                Pour cette dernière étape, nous partons pour les Ardennes, dans le village de Saint Jean aux Bois. Nous y retrouvons mon arrière-grand-mère Victorine Rosalie COCU. C’est l’avant-dernière enfant d’une fratrie de cinq. Avant elle, sont nés Albert Désiré et Ernest Félix, des jumeaux, le 2 novembre 1882.

                Au moment de la mobilisation générale, Albert Désiré est vannier. Il a été tué sur le champ de bataille de Champagne Bois Sabot à Souain, dans la Marne, le 27 septembre 1915. Il allait avoir 33 ans, il était célibataire.

 

 

                 Ernest Félix, lui, était maçon. Comme son jumeau, il est parti dès la mobilisation décrétée. Lors de son service militaire, il avait été dispensé car il était l’aîné des deux. Il avait fait sa période militaire quand Albert Désiré était rentré dans la réserve. Les deux frères sont partis ensemble, surement dans le même convoi. Nous les retrouvons tous les deux à Souain, dans deux régiments différents. Comme son frère, Ernest Félix tombera sur le champ de bataille le 27 septembre 1915. Les deux frères sont nés et sont décédés ensemble. Ernest Félix laisse derrière lui, une veuve, Henriette HUET et deux enfants jumeaux. Henriette recevra un secours de l’armée s’élevant à 150 francs de l’époque. Henriette a un frère jumeau, Henri. Il épouse Victorine à la fin de la guerre. Ils auront cinq enfants dont ma grand-mère maternelle.[i]

 

 

                Le nom d’Ernest Félix sera inscrit sur les monuments aux morts de Saint Jean aux Bois, au côté de son frère et sur celui de Maranwez, commune où il résidait avec sa famille.

 

Monument aux Morts de la commune de Maranwez posé sur le mur de l'église.

 

                Sur le monument aux Morts de Saint Jean aux Bois, il y a encore un nom, celui de leur cousin, Emile Virgile. Il est né, lui aussi, à Saint Jean aux Bois le 4 septembre 1891. Il est le fils d’Arthur Louis COCU et de Marie Augustine BOUVART. Il succombera à ses blessures à l’Hôpital Militaire de Verdun le 27 septembre 1915. Il venait de fêter ses 19 ans, il était ouvrier agricole. Si cette date vous rappelle quelque chose, remonter de quelques lignes… Vous lisez bien, ils sont tous les trois décédés le même jour.

 

 

Momument aux Morts de la commune de Saint Jean aux Bois.

 

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Commenter cet article

Catherine Livet 12/11/2020 22:21

C'est toujours émouvant de lire la vie de nos pauvres soldats

Gallifrey 25/11/2020 01:04

Oui, surtout quand on lit leur fiche matricule, avec le détail de leurs actions et blessures.