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Généalogie familiale

21 octobre - 1J1Ancêtre - Vincent LANTIGNY & GeneaSaint - Céline MAUGER

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Mon arrière-grand-père, Vincent Désiré LANTIGNY, est né le 21 octobre 1846 dans un petit village du Loir-et-Cher, du nom d’Ablainville, dépendant de la commune de Binas. Il est né au domicile de ses parents. C’est son père, Pierre Désiré, ouvrier maçon, qui ira déclarer sa naissance le lendemain matin à la mairie de Binas. Sa mère s’appelle Marguerite Rosalie Eugénie MOUSSU. Au moment de la naissance de Vincent, Pierre et Marguerite ont respectivement 27 et 24 ans.

Ablainville – Route de Binas (geneanet, s.d.)

 

Signature de Marguerite Rosalie Eugénie MOUSSU lors du mariage d’un de ses enfants.

 

La famille d’Eugénie est originaire du village d’Ablainville. Elle y a vu le jour le 24 août 1822. Quant à Pierre et sa famille, ils sont originaire du village d’à côté, Ouzouer le Doyen. Il y est né le 10 février 1819.

Blason de Binas (Wikipedia, s.d.)
Blason de Ouzouer le Doyen (Wikipedia, s.d.)

 

 

 

 

 

Pierre et Eugénie se sont mariés à Binas, deux ans avant la naissance de Vincent, le 2 juillet 1844. Vincent n’est pas leur premier enfant. Une fille, Aristide Emilie est née avant lui, le 24 avril 1845. Ils seront au total 6 enfants. En plus d’Aristide, il y aura une autre fille du nom de Florestine Arthémise. Elle voit le jour en 1860. Les trois autres garçons sont Edouard Médéric, né en 1848, Louis Adrien, né en 1850 et Louis Lucien, né en 1862.

Très vite, les enfants seront placés pour travailler. Pierre s’éteint chez lui à l’âge de 49 ans, le 27 décembre 1868. Eugénie restera seule avec ses plus jeunes enfants. Elle ira rejoindre son mari à l’âge de 61 ans, le 14 décembre 1883.

Aristide va devenir couturière et va monter à la capitale pour travailler. Elle s’y mariera à l’âge de 27 ans avec Alexandre Louis BRUNEAU, en 1873. Alexandre décèdera 16 ans plus tard. Aristide s’éteindra chez elle, à Paris, en 1907. Elle avait 61 ans.

Signature d’Aristide Emilie LANTIGNY lors de son mariage.

 

Florestine va, elle aussi, devenir couturière. Mais elle reste habiter à Ablainville jusqu’à son mariage avec Octave Eugène BELLANGER en 1886. Ils iront fonder leur famille dans un autre village à quelques kilomètres de Binas, Conan (Loir-et-Cher). Ils auront quatre enfants.

Signature de Florestine Arthémise LANTIGNY lors de son mariage.

 

Louis Lucien sera placé comme domestique dans le village de Villaugon, dépendant de Mer (Loir-et-Cher). Il y décèdera, en 1879, à l’âge de 16 ans.

Blason de Mer (Wikipedia, s.d.)

 

                Vincent et son frère Médéric avaient une douzaine d’année quand ils ont été placé dans une ferme d’un village voisin, dépendant aussi de Binas, Menainville. Vincent était berger et Médéric domestique.

Signature d’Edouard Médéric LANTIGNY lors de son mariage.

 

                Avec leur frère Louis Adrien, ils participeront à la guerre de 1870. Médéric sera blessé à la jambe. Pour le parcours militaire de Vincent, on ne sait rien. Il n’y a pas de fiche matricule pour expliquer les décorations mentionnées sur son faire-part de décès.

Signature de Louis Adrien LANTIGNY lors de son mariage.

 

Médéric se mariera en 1872 avec Désirée GAUSSANT à Binas. Vincent sera leur témoin de mariage, il est toujours militaire.

Après la guerre de 1870, Adrien restera travailler la terre à Ablainville. Il exerce le métier de charretier de labour[1] en 1879 au moment de son mariage avec Irène Noémie CHEVALLIER. 

Charretier (Collection personnelle)

 

Après sa période militaire, Vincent s’installe dans le village voisin de Binas, Semerville. Il travaille la terre. Comme son frère Adrien, il est charretier de labour.

Blason de Semerville (Wikipedia, s.d.)

 

Le village d’Ablainville n’est pas très grand. Il y a peu de famille, tout le monde se connait. Les enfants jouent ensemble. Et s’est tout naturellement que les couples des forment. . Vincent a dû souvent côtoyer Céline MAUGER à Ablainville. Mais en allant travailler pour un membre de la famille de Céline, à Semerville, il s’est rapproché d’elle.

***

                Céline Marie Aurélie voit le jour, elle aussi, à Ablainville, dans la demeure de ses parents, le 27 avril 1853. Son père, Louis Justin, bien qu’il ne soit pas né à Binas, mais à Verdes en 1823, une partie de ses ancêtres sont originaire de plusieurs hameaux de Binas. Sa mère, Estelle Evodie VIOLETTE est née ici, à Binas en 1833. Les ancêtres maternels d’Estelle n’ont pas bougé, ils ont arpenté les chemins de  ce village depuis plusieurs de générations.

Blason de Verdes (Wikipedia, s.d.)

 

C’est tout naturellement à Binas que Louis et Estelle se sont unis le 3 avril 1850. Estelle fêtera ses 17 ans la semaine suivante. Louis, de 10 ans son ainé, exerce le métier de tisserand, elle est couturière.

Signatures d’Estelle Evodie VIOLETTE et de Louis Justin MAUGER lors de leur mariage.

 

                Louis et Estelle auront 9 enfants à Ablainville. Céline sera la troisième.

Un an avant elle, il y aura deux jumelles. La première sera déclarée sans-vie, l’autre ne survivra qu’une dizaine de jours.

Il y a un autre couple de jumeaux qui naitront en 1865. Ils atteindront l’âge adulte et fondront leur famille. Marie Marthe épousera François Joseph BETTALE en 1884 à Saint Chéron dans l’Essonne. Joseph Ernest, épousera, quant à lui, Georgette Louise MARECHAL en 1887 à La Ferté Villeneuil (Eure et Loir). Ils s’installeront plus tard à Orléans.

Signature de Marie Marthe MAUGER lors de son mariage.
Signature de Joseph Ernest MAUGER lors de son mariage.

 

Louis et Estelle pleureront un autre enfant qui ne vivra que 9 mois, Berthe Armandine (1858-1859). Même une fois grand, un enfant peut mourir. Leur fils, Louis Alfred, né en 1854, décédera à l’hôpital militaire de Limoges, à l’âge de 23 ans, en 1878.

Leurs deux autres enfants fonderont chacun une famille. Cléophas Flavien, né en 1856, épouse Pauline Emeline FOULON à la Ferté Villeneuil en 1877. Maria Zoé, la petite dernière, née en 1867, épouse à Bullion (Yvelines) Louis Arthur BARA en 1889.

Signature de Cléophas Flavien MAUGER lors de son mariage.
Signature de Maria Zoé MAUGER lors de son mariage.

 

Louis et Estelle ne resteront pas toute leur vie à Ablainville. Louis quittera son travail de tisserand pour s’installer à Orléans avec Estelle dans les années 1880. Il exercera un tout autre métier. Il devient employé d’octroi[2]. Ils déménagent encore une dernière fois et Louis reprend son ancien métier de tisserand dans un hameau du village de Bullion (Yvelines), Ronqueux.

Blason de Bullion (Wikipedia, s.d.)

 

Louis s’éteint chez lui à l’âge de 65 ans, le 24 mars 1889 à Ronqueux. Estelle est décédée, on ne sait ni où ni quand, entre 1889 et 1917.

Céline va précéder ses parents à Orléans. On la retrouve dans la presse locale qui annonce son mariage avec Vincent le 4 octobre 1874.

Extrait du « Journal du Loiret – 21 & 22 septembre 1874 »

 

Le mariage sera célébré à Semerville. En plus de ses parents, Louis et Estelle, son grand-père maternel, Bonaventure VIOLETTE, 75 ans, sera présent et même témoin de la mariée. Son autre témoin est un membre de sa famille éloignée, François Adolphe LAPORTE, cultivateur à Semerville. C’est peut-être chez ce dernier que Vincent travaille.

Signatures de Céline Marie Aurélie MAUGER et de Vincent Désiré LANTIGNY lors de leur mariage.
Signature de Bonaventure VIOLETTE, grand-père maternel de Céline MAUGER.

 

***

                Vincent et Céline ne sont pas restés vivre à Semerville. Après leur mariage, ils s’installent dans un hameau de Prunay sous Ablis, du nom des Faures. Aujourd’hui cette commune s’appelle Prunay en Yvelines, dans les Yvelines. Vincent est devenu garde particulier, il le restera toute sa vie.

Les Faures – Rendez-vous de chasse (geneanet, s.d.)

 

Vincent et Céline auront 5 enfants.

Leurs deux garçons, René Louis et Armand Gustave, naitront à Prunay en 1875 et 1877. Peu de temps après la naissance d’Armand, la famille part s’installer dans une autre commune des Yvelines, Bullion. C’est dans le hameau de Ronqueux, dépendant de Bullion, que Vincent prend son travail de garde particulier auprès des différents propriétaires du château de Ronqueux. (Voir quelques contrats de travail en fin d'article)

L’actuel château de Ronqueux, reconstruit en 1910. (geneanet, s.d.)

 

C’est dans une des dépendances du château que naitront leurs trois filles, Juliette Eugénie Florestine en 1888, Céline Andrée en 1893 et Suzanne Pauline, ma grand-mère, en 1896.

René Louis va devenir maitre d’hôtel, il se marie avec Jeanne Léontine BOIZARD en 1901. Quatre ans plus tard, ils auront Odette. Pendant ses premières années, Odette est confiée à ses grands-parents Vincent et Céline. René décèdera avant son épouse qui s’éteint à Paris en 1959.

Signature de René Louis LANTIGNY.
René Louis LANTIGNY, sa femme Jeanne Léontine BOIZARD et leur fille Odette. (Collection personnelle)

 

Armand Gustave part à Paris pour devenir conducteur chauffeur. Il se maria deux fois. Après la mort de sa première épouse, Marie BARDET, en 1910, il confie son fils Roger, alors âgé de 2 ans et demi, à ses parents. Il se remarie en 1914 avec Elisabeth Pascaline ARRIBOT. Celle-ci décèdera peu de temps après la Première Guerre Mondiale, en 1920. Après son deuxième veuvage, Armand ne se remarie pas. Il sera présent au mariage de son fils avec Suzanne WOHREL, il est alors âgé de 51 ans. Il décède avant 1968.

Signature d’Armand Gustave LANTIGNY lors du mariage de son fils.

 

Céline Andrée est la dernière à se marier. A Paris, elle épouse Paul Henri Théophile COLLET en 1922. Après leur mariage, le couple part s’installer dans le Nord. Paul est représentant en tissus. Leur fille Raymonde naitra l’année suivante. Beaucoup d’années plus tard elle deviendra ma marraine. Paul s’éteint en 1960. Céline Andrée décèdera à l’âge de 79 ans, en 1972.

Signature Céline Andrée LANTIGNY lors de leur mariage.
Céline Andrée LANTIGNY (Collection personnelle)

 

Céline Andrée LANTIGNY et son mari Paul COLLET (Collection personnelle)

 

Juliette se marie en 1907 avec Etienne Sosthène CHAILLOT, puis le couple s’installe à Paris, avenue de Breteuil. Etienne est valet de pied. Ils auront un fils, René Pierre Vincent en 1907. Celui-ci décèdera de la « Grippe Espagnole » 10 ans plus tard. Ils n’auront pas d’autres enfants. Etienne s’éteint à son domicile en 1941. Juliette ne déménagera pas, elle s’éteint en 1968.

Signature de Juliette Eugénie Florestine LANTIGNY lors de son mariage.

 

Suzanne épouse Georges Alphonse Thiebault CHARPENTIER le 20 décembre 1920 à Bullion.  Après leur mariage, le couple s’installe à Bonnelles, une commune proche de Bullion, dont Georges est originaire.

Mariage de Suzanne Pauline LANTIGNY et Georges Alphonse Thiebault CHARPENTIER. (Collection personnelle)
Suzanne Pauline LANTIGNY et Georges Alphonse Thiebault CHARPENTIER, mes grands-parents avec mon papa. (Collection personnelle)
Vincent et Céline, avec les trois filles. (les enfants sont peut-être leurs petits-enfants, pas sûr) (Collection personnelle)

 

Céline est la première à partir le 13 décembre 1915. Elle était âgée de 62 ans. Jusqu’à la fin de sa vie, elle était la concierge du château de Ronqueux.

Céline MAUGER (Collection personnelle)

 

Après le décès de Céline, Vincent, et son petit-fils Roger, s’installent chez sa fille Suzanne et son mari Georges à Bonnelles.  Ils vécurent dans cette commue pendant quelques années. Au début des années 1930, Suzanne et Georges s’installent à Paris. Vincent les suit mais s’installe à quelques rues de là chez Juliette et Etienne. Suzanne et Georges n’auront qu’un fils unique, Bernard Paul Vincent, qui naitra en 1935, après 15 ans de mariage. Georges décèdera le 9 avril 1941. Après le décès de son mari, Suzanne part s’installer chez sa sœur Juliette, récemment veuve elle aussi. Elle s’éteindra le 13 décembre 1960.

Vincent rejoignit son épouse dans leur dernière demeure le 1er juin 1931, il était âgé de 84 ans. Il s’est éteint au domicile de sa fille Juliette et de son mari Etienne, avenue de Breteuil, Paris (7ème).

Vincent LANTIGNY (Collection personnelle)
Faire-part de décès de Vicent LANTIGNY (Collection personnelle)

 

***

En se mariant Vincent et Céline ne le savaient pas, mais ils étaient cousins.

 

Vincent et Céline ont eu :

  • 5 enfants,
  • 5 petit-enfants (chacun de leur enfant n’a eu qu’un seul enfant),
  • 3 arrière-petit-enfants (dont mon frère et moi),
  • 5 arrière-arrière-petit-enfants

 


[1] Charretier de labour : conducteur de charrette spécialisé dans les travaux de la terre.

 


[2] L’octroi est une taxe sur les marchandises que les municipalités imposaient sur leur territoire. La personne chargée de collecter l’octroi était un employé d’octroi.

 

Collection personnelle
Collection personnelle
Collection personnelle

 

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